jeudi 14 août 2025

Première communication de la CEF depuis le mandat d'un nouveau trio de présidence 10 août 2025 et proposition de prière pour demain


     Du 16 au 20 août, la présidence de la Conférence des évêques de France a décidé de se rendre en Terre Sainte afin de manifester le soutien de notre Église, non seulement aux communautés chrétiennes mais aussi à tous les amis de la paix, quelles que soient leurs convictions ou leurs religions, dans une période extrêmement douloureuse et incertaine, marquée par la redoutable tragédie humanitaire à Gaza et l’interminable attente de la libération des otages israéliens. Nous avons souhaité que le premier geste du mandat qui nous a été confié soit d’aller rendre visite à l’Église qui vit à Jérusalem et dans toute la région, afin de nous associer aux efforts que, dans sa pauvreté, elle déploie avec les hommes et les femmes de bonne volonté, afin d’assurer aux peuples de cette terre, spécialement aux plus pauvres, le soutien matériel et spirituel dont ils ont besoin. Nous confions à la prière de tous ce pèlerinage d’espérance. 

    En France, ces dernières semaines, l’actualité ecclésiale a été bien chargée. Nous tenons à rappeler que notre Église, depuis plusieurs années, a pris courageusement le chemin de la vérité dans la question douloureuse des abus commis en son sein. Il est très important de poursuivre ce travail dans tous les secteurs de la vie ecclésiale. Peu à peu, nous avons appris à regarder ces faits d’abord du point de vue des personnes qui en ont été les victimes et qui en subissent les conséquences à longueur de vie. Ce déplacement du regard, l’écoute bouleversante de leur détresse et de leur douleur, l’accueil de leur invitation à poursuivre humblement avec elles un chemin de vérité, ont amorcé, pour notre institution ecclésiale, un long et exigeant travail de conversion, que nous sommes résolus à poursuivre. Dans cet esprit, nous avons engagé un dialogue constructif avec Mgr Guy de Kerimel, archevêque de Toulouse, l’invitant à reconsidérer la décision qu’il avait prise quant à la nomination du Chancelier de son diocèse. En effet, une telle nomination à un poste aussi important, canoniquement et symboliquement, ne peut que raviver des blessures, réveiller des soupçons et déconcerter le peuple de Dieu

    Dans quelques jours, la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie marquera un nouveau moment très intense dans nos diocèses, après la grande et belle semaine du Jubilé des jeunes à Rome. « Le monde a besoin d’un message d’espérance. Vous êtes ce message ! », leur a dit le Pape. En écho à cet appel, nous invitons tous ceux qui se rassembleront pour les célébrations du 15 août, à unir leurs prières pour le respect de la vie et pour la paix dans le monde.  

Card. Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France et les deux vice-présidents : Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, Mgr Benoit Bertrand, évêque de Pontoise

Pour ma part je ne comprends pas trop pourquoi l'affaire de Toulouse se trouve coincée entre le voyage en terre sainte et le 15 août. Elle a largement occupé les réseaux sociaux,  la presse (La Croix, La Vie, le Parisien, le Monde...) ces derniers temps et méritait mieux, d'autant que rien n'est réglé à l'heure qu'il est. Une suite viendra peut être.


Proposition de prière pour le 15 août

Frères et sœurs,
     En cette solennité du 15 août, où nous fêtons l’entrée dans la vie divine, corps et âme, de la Vierge Marie, signe de l’infinie dignité de la vie humaine, prions pour toutes les situations où cette vie est négligée, menacée, bafouée : les différents lieux de conflits, d’agressions, d’atteintes à l’intégrité et aux droits comme la guerre en Ukraine, le drame humanitaire au Moyen-Orient, en particulier pour les populations palestiniennes à Gaza et les otages israéliens. 
    Prions pour que dans notre pays, désormais en déclin démographique, la vie à venir soit accueillie, respectée et que les futurs parents soient soutenus et encouragés pour le bien et l’avenir de toute la société
    Prions enfin pour les sénateurs qui auront à examiner le projet de loi sur la fin de vie à la rentrée prochaine. Qu’animés d’une vraie liberté et d’un esprit de sagesse, ils puissent promouvoir un accompagnement de fin de vie jusqu’au bout dans le respect d’une vraie fraternité.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire