Depuis mardi matin 5 octobre 2021, date à laquelle le rapport de la CIASE a été remis à ceux qui avaient voulu la création de ce cette Commission Indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise, à savoir l’Eglise catholique, les réactions sont nombreuses, souvent violentes et cela se comprend. Peu de personnes s’attendaient à un tel choc, à un tel nombre de victimes et il est normal que les catholiques soient exaspérés, en veuillent à leurs responsables, et que tous - croyants ou non - soient très choqués.
On entend tout et n’importe quoi sur les évêques qui, il faut le reconnaître, ont été globalement nuls sur les plateaux des télévisions nationales, depuis la sortie du rapport.
Aux lecteurs de ce blog je voudrais apporter quelques éléments d’analyse pour que nous évitions d’être injustes :
La conférence des évêques de France, (CEF) en place aujourd’hui, est probablement la première à avoir pris la mesure d’un drame qui dure, dans l’Eglise catholique, depuis des décennies. Il y avait eu une première prise de conscience en 2000 mais très peu suivie d’effets. Je ne vais pas dire, en rappelant cela, que tous les évêques actuels sont à la pointe du combat pour que la vérité soit faite et que des mesures soient prises. Dans cette structure il y a des évêques qui n’auraient jamais dû arriver à ce niveau de responsabilité ; il y en a aussi sûrement quelques-uns qui ne veulent rien voir de la situation et que rien ne fera bouger dans le bon sens, pas même le cataclysme actuel. Il ne faut pas oublier pour autant que, dans un laps de temps relativement court (quelques années) des décisions importantes ont été prises et des débuts de mise en route de ces décisions. Bien sûr on pourra toujours dire que c’est trop tard, qu’ils sont nuls ; mais ce type de jugement ne nous rend pas utiles à la résolution des problèmes !
Ci-dessous les résolutions prises par la CEF en mars 2021. Vous pouvez voir une synthèse à la fin du texte. Ces résolutions vont forcément être réévaluées après la réception du rapport de la CIASE (et certainement sur la partie financière, les résolutions 9 et 10). On peut trouver aussi sur le site de la CEF, pour les toutes dernières années, combien de jugements, de condamnations, pour violences sexuelles.
J’ai lu aussi beaucoup sur Twitter ces jours-ci que, devant un tel séisme, les évêques devraient démissionner. Je suis sûre que certains en seraient très heureux ! Il faut savoir que parmi les prêtres à qui Rome demande d’être évêque, ils sont un tiers à refuser : la responsabilité épiscopale ne doit pas être particulièrement attirante !!! Par contre, j’aimerais que tous les évêques qui, dans leur diocèse, n’ont pas su écouter les victimes, saisir le procureur de la République, éloigner du ministère (avant jugement) les prêtres concernés… aient la décence de démissionner.
Enfin, vous avez probablement lu ou entendu dans le rapport de la CIASE que, entre 1950 et 2020 en France, 5 millions et demi de mineurs ont été abusées/violées dans famille et amis de la famille… soit 6548 par mois, 218 par jour. Vous remontez les générations de votre famille sur 70 ans et vous vous dîtes qu’il n’est pas impossible que dans cette lignée certains aient été abusés sans que jamais personne s’en soucie… Cela n’excuse rien de ce qui s’est passé dans l’Eglise mais cela veut dire que beaucoup ont refusé d’ouvrir les yeux.
LES RÉSOLUTIONS VOTÉES PAR LES ÉVÊQUES DE FRANCE (mars 2021)
Résolution 1 | Différents niveaux de responsabilité
Nous, évêques de France, réunis en assemblée, exprimons notre reconnaissance aux personnes victimes qui ont révélé ce qu’elles avaient subi, permettant que ces faits d’abus soient mis au jour, et disons notre gratitude à ceux et celles qui acceptent de nous donner leur témoignage, de nous faire part de leur expérience. Elles nous permettent de réaliser ce qui s’est passé, de regarder avec lucidité nos fonctionnements, de prendre les décisions nécessaires pour que l’Eglise soit une ‘maison sûre’. Soucieux de poursuivre notre engagement dans l’écoute des personnes victimes et dans la lutte contre les violences et les agressions sexuelles, les abus de pouvoir et les abus de conscience :
- nous reconnaissons que des enfants et des jeunes ont été agressés par des prêtres et d’autres personnes responsables dans l’Église, profitant de leur autorité de leur statut clérical, parfois même des actes de leur ministère, et aussi de la confiance des personnes et des familles ;
- nous reconnaissons que dans le passé des autorités ecclésiales n’ont pas su voir ni entendre et parfois n’ont pas voulu voir ni entendre, voire ont caché les faits commis, sans prêter attention au traumatisme subi par les personnes victimes ; qu’en cet aveuglement et cette surdité, des évêques et d’autres responsables ecclésiaux n’ont pas été attentifs à ces personnes, manquant ainsi gravement à la vérité de l’Évangile; qu’ils ont aussi omis de signaler, voire soustrait à la justice, des faits dont ils avaient connaissance et manqué de rigueur dans la gestion des archives ; qu’il y a eu de la part de certains responsables de l’Église des décisions, par exemple de nominations de prêtres, qui ont pu sous-estimer les dangers de récidive, des manques de vigilance graves lors de l’appel aux Ordres, des décisions inadaptées dans l’accueil de séminaristes ;
- nous avons le devoir moral de reconnaître en conscience ces situations et de prendre les moyens de faire la vérité ;
- nous avons le devoir de promouvoir des travaux psychologiques, philosophiques, théologiques dans le but de permettre de mieux percevoir et combattre les mécanismes sociaux, psychologiques, spirituels qui nourrissent des attitudes d’abus ;
- nous avons l’obligation impérieuse de signaler à la justice civile (comme tout citoyen) et à la justice canonique, en tenant compte des règles en vigueur, ceux et celles qui sont mis en cause de manière vraisemblable pour avoir agressé des mineurs ou abusé de leur pouvoir spirituel, et aussi de les sanctionner en appliquant les peines prescrites, ainsi que de les accompagner avec persévérance et humilité, sur un chemin de repentir et de vérité ;
- nous avons l’obligation impérieuse d’inciter les personnes victimes à saisir la justice civile et la justice canonique en leur facilitant l’accès à la justice canonique ;
- nous avons le devoir d’accompagner avec humilité, persévérance et respect les personnes victimes sur le chemin d’un apaisement et d’une reconstruction psychologique et spirituelle, au besoin en les aidant à assumer financièrement – même de façon partielle – les moyens de cette reconstruction en fonction de chaque situation individuelle ;
- nous avons la mission d’aider l’Église entière à recevoir la lumière de ces faits dévoilés en sortant de la naïveté sur les relations de pouvoir, y compris quand il s’agit de pouvoir spirituel ; la mission d’aider tous les baptisés à acquérir plus de lucidité et d’attention dans les relations éducatives et sacramentelles ;
- nous avons la charge de mettre en œuvre des mesures pour prendre soin de tous les fidèles, clercs et laïcs, qui ont été profondément ébranlés par la révélation de ces crimes et de ces faits, qui en éprouvent honte, colère ou désarroi, dont la confiance en l’Église est affectée et qui attendent de leurs pasteurs information, écoute et dialogue pour leur permettre de comprendre ce qui s’est passé et de prendre toute leur part dans la démarche engagée vis-à-vis des personnes victimes et au sein de l’Eglise ;
- nous avons la charge, tenant compte du rapport de la CIASE, de mettre en œuvre des mesures concrètes et pérennes pour poursuivre le travail de prise de conscience et agir contre les violences et agressions sexuelles et les abus de pouvoir et de conscience, aussi bien dans l’Église que dans la société.
Contemplant le Christ, notre Seigneur, nous reconnaissons que l’Église, parce qu’elle est le Corps dont le Christ est la Tête, doit répondre devant Dieu, tout entière et en chacun de ses membres, du mal qui a été causé aux personnes qui ont été agressées sexuellement, ou abusées spirituellement et de la solitude qu’elles ont subie, du mépris ou de l’indifférence qu’elles ont supportés, et aussi des crimes et des abus de pouvoir et de conscience commis par certains de ses ministres ainsi que du mauvais traitement de ces faits par un certain nombre des nôtres. En ce sens, l’Église veut assumer sa responsabilité devant la société en demandant pardon pour ces crimes et pour ces défaillances, en mettant en œuvre tout ce qui est nécessaire pour que le message de l’Évangile ne soit pas défiguré, et en s’engageant à vivre les relations fraternelles et confiantes que le Christ rend possibles par sa grâce.
Résolution 2 | Conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie
Les évêques, réunis en assemblée plénière, résolus à poursuivre leur engagement à écouter les personnes victimes et lutter contre toutes formes de violences et agressions sexuelles, d’abus de pouvoir et de conscience, décident de renforcer la CPPLP en la transformant en un « conseil », selon les statuts de la Conférence des évêques de France.
Ce « conseil », dénommé provisoirement « Conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie » (CPLP) est, conformément aux statuts de la Conférence des évêques de France, présidé par un évêque élu par l’Assemblée plénière. Il est composé d’évêques, nommés par le Conseil Permanent, et de personnalités compétentes en matière de lutte contre les violences et agressions sexuelles et les abus de pouvoir et de conscience, choisies par ce nouveau conseil. Son secrétariat est assuré par un membre du Secrétariat général de la CEF.
Ce Conseil
- est chargé de travailler en relation étroite avec des représentants de personnes victimes, en priorité celles et ceux désignés par leurs associations représentatives ;
- est soutenu par un Service chargé de la protection des mineurs, de la lutte contre la pédophilie, de la promotion de la vigilance et de la formation à la relation pastorale.
Au niveau national
- recueille le résultat des quatre groupes de travail afin d’en tirer les orientations nécessaires au travail de ce nouveau Service ;
- veille en lien avec la Commission doctrinale, la CEMOLEME, le CNGS, le Service national pour l’évangélisation des jeunes et les Vocations et le Service national de la catéchèse et du catéchuménat, à la qualité des énoncés exposant la nature du sacerdoce ministérielle et son exercice, de manière à promouvoir une authentique chasteté pastorale ; constitue sous la présidence d’un de ses membres une « cellule de veille et d’accompagnement des auteurs d’abus sexuels » qui travaillera en complément de la Commission Christnacht, cette cellule étant constituée de quelques personnes compétentes agréées par le Conseil permanent de la CEF ;
- prend soin de préparer et d’entretenir le lieu mémoriel prévu à la résolution J et d’aider à la réalisation d’autres lieux mémoriels nécessaires.
En relation avec la Direction de la communication, le Conseil établira la politique de communication et les moyens adaptés pour promouvoir la prévention et la formation.
Le président de ce Conseil est reçu de manière régulière par le Conseil permanent, au moins une fois par an. Ce dispositif sera à intégrer dans toute réforme des structures de la Conférence des évêques de France.
Résolution 3 | Nouveau service national
Les évêques, réunis en assemblée, décident de créer un nouveau Service national, service chargé de la protection des mineurs, de la lutte contre la pédophilie, de la promotion de la vigilance et de la formation à la relation pastorale, placé sous la responsabilité du nouveau « Conseil de prévention et de lutte contre la pédophilie ».
Ce Service national est particulièrement :
- chargé d’animer l’équipe nationale des écoutants et le réseau des membres des cellules d’accueil et d’écoute, les référents « protection des mineurs » des Commissions, Conseils et Services de la Conférence des évêques ; - chargé de recueillir les conclusions des groupes de travail CEF-CORREF et de veiller à leur mise en œuvre et leur application ;
- chargé d’organiser les formations nécessaires pour les référents diocésains à la prévention, au suivi des personnes coupables, à la promotion de la juste relation pastorale.
- chargé d’effectuer des évaluations quantitatives et qualitatives de son action et d’élaborer notamment un rapport annuel sous la supervision du Conseil. Ce rapport annuel sera publié sous la responsabilité de la Présidence de la CEF.
Résolution 4 | Référent protection des mineurs
Les évêques, réunis en assemblée, conscients de leur responsabilité d’avoir à tout faire pour prévenir de nouvelles violences et agressions sexuelles et de nouveaux abus de pouvoir ou de conscience, décident que, sous la responsabilité de la Présidence et du Secrétaire général, chaque Commission ou Conseil ou Service concerné désigne parmi ses membres un « référent protection des mineurs », en particulier la CEMOLEME, le Service national pour la catéchèse et le catéchuménat, le Service national pour l’évangélisation des jeunes et les vocations, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique,... Ces « référents » répondent aux sollicitations du nouveau Service national (prévu à la résolution C) et veillent à leur prise en compte effective dans leur Commission, Conseil ou Service.
Résolution 5 | Equipe nationale d’écoutants
Les évêques, réunis en assemblée, soucieux de poursuivre leur engagement dans l’écoute des personnes victimes et dans la lutte contre les violences et agressions sexuelles et les abus de pouvoir et de conscience, décident de constituer, en lien avec la CORREF, une équipe nationale d’écoutants, avec un numéro d’appel national, sous la forme d’une association fondée par la CEF et la CORREF, et adhérant à l’association « France Victimes », de manière à bénéficier des formations de cette dernière. Cependant, l’adresse mail parolesdevictimes@cef.fr est maintenue, elle est confiée au nouveau Service national chargé de la protection des mineurs, de la lutte contre la pédophilie, de la promotion de la vigilance et de la formation à la relation pastorale.
Résolution 6 | Création d’un tribunal pénal canonique interdiocésain pour la France
Les évêques, réunis en assemblée, décident la constitution d’un tribunal pénal interdiocésain national à deux instances et chargent le Conseil pour les questions canoniques d’en préparer les statuts et de proposer une liste de personnes susceptibles de le constituer, à la lumière des normes de procédures pénales du Code de droit canonique et des instructions romaines sur ce sujet. Ces statuts et le calendrier de mise en place de ce tribunal seront soumis au Conseil permanent qui en informera dès que possible les évêques de France réunis en Assemblée plénière.
Résolution 7 | Lieu national de mémoire
Les évêques, réunis en assemblée, soucieux de continuer à écouter les personnes victimes, de lutter contre les violences et agressions sexuelles et les abus de pouvoir et de conscience, décident de poursuivre le travail en vue d’établir, si possible à Lourdes, sanctuaire national, lieu de pèlerinages du monde entier et des diocèses de France, l’installation d’un lieu de mémoire. La réalisation de ce lieu est confiée au Conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie, en lien étroit avec le Conseil d’orientation du sanctuaire, l’évêque de Tarbes et Lourdes et le Recteur du sanctuaire.
Dimension mémorielle
Résolution 8 | Journée de prière pour les personnes victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église
Le Pape a demandé aux Conférences des évêques de fixer une date pour une journée pour les victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience. La date proposée ici a l’avantage de ne pas être déjà occupée liturgiquement. Elle peut être annoncée le dimanche précédent. Son thème pourrait varier chaque année.
Les évêques, réunis en assemblée, soucieux de continuer à écouter les personnes victimes, de lutter contre les violences et agressions sexuelles et les abus de pouvoir et de conscience, de prendre soin de tous les baptisés meurtris par ces crimes, décident que la journée de prière pour les victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience dans l’Église, voulue par le Saint-Père, est désormais célébrée dans les diocèses de France chaque année le 3ème vendredi de Carême. Mention doit en être faite dans chaque calendrier liturgique diocésain. Parmi d’autres initiatives, une messe sera célébrée à la cathédrale ou dans un sanctuaire du diocèse à l’intention des personnes victimes vivantes ou défuntes. Le nouveau Conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie est chargé de proposer chaque année le thème de cette journée.
Résolution 9 | Versement d’une contribution financière
De multiples réflexions nourries de l’écoute des personnes victimes et de quelques experts, enrichies des contributions de la Commission financière et du Conseil pour les questions canoniques, conduisent à proposer une contribution financière aux personnes victimes qui en exprimeraient le besoin pour leur permettre de se reconstruire. Cette contribution serait soit fonction des besoins exprimés, soit d’un montant forfaitaire, et dans une limite qui seront déterminés avec l’instance indépendante d’assistance qui aura la charge d’examiner les demandes et de décider des attributions, dans la limite de la capacité du fonds.
Les personnes victimes pourront transmettre leur demande soit à l’évêque après avoir été informées par celui-ci des différents volets de la démarche globale de reconnaissance, soit directement à l’instance indépendante d’assistance. Celle-ci s’assurera alors que la personne concernée s’est fait connaître du diocèse et que celui-ci la considère bien comme faisant partie des personnes victimes.
Le principe guidant la mise en place de ce dispositif est la communion de toute l’Église. Il appelle un geste de fraternité pour aider les personnes victimes à se relever de leur épreuve.
Résolution 10 | Fonds de dotation
Les évêques, réunis en assemblée, pour réaliser concrètement les mesures qui s’imposent et en particulier apporter leur contribution au chemin de reconstruction des personnes victimes, décident de lancer et de soutenir la constitution d’un fonds de dotation autonome chargé de collecter des dons pour financer l’ensemble des mesures adoptées. Ils chargent le Conseil permanent de la CEF, en lien avec la Commission financière, d’achever la constitution de ce fonds auquel ils apporteront leur participation volontaire et personnelle. Outre les dons des évêques, ce fonds recueillera les dons des prêtres, des diacres, des fidèles et de toutes les personnes qui voudront y participer. Administré par le conseil de ses fondateurs, le fonds de dotation agira en lien direct avec l’instance indépendante d’assistance.
Résolution 11 | Accompagnement des auteurs d’abus
En complément de la Commission nationale d’expertise indépendante, les évêques réunis en assemblée demandent au Conseil pour la Prévention et la lutte contre la pédophilie de constituer une cellule de veille et d’accompagnement des auteurs d’abus sexuels sur les mineurs. Cette cellule est confiée à la responsabilité de ce Conseil, et sera constituée de personnes compétentes dont les noms seront soumis pour agrément au Conseil permanent. Cette cellule rendra un rapport annuel.
Les évêques, réunis en assemblée, décident de soutenir la création d’une ou de plusieurs structures d’accueil pour les ministres de l’Église mis en cause.
Responsabilité |
Différents niveaux de responsabilité |
Au niveau national |
Conseil pour la prévention et la lutte contre la pédophilie Nouveau service national Référent protection des mineurs Équipe nationale d’écoutants Création d’un tribunal pénal canonique interdiocésain pour la France |
Dimension mémorielle |
Lieu national de mémoire Journée de prière pour les personnes victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église |
Dimension financière |
Versement d’une contribution financière Fonds de dotation |
Dimension accompagnement des auteurs |
Accompagnement des auteurs d’abus |
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